Non classé, TDAH

Qu’est-ce que le TDAH ?

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental qui, par définition, débute dans l’enfance et persiste, au moins symptomatiquement, dans la grande majorité des cas, à l’âge adulte.

C’est un trouble fréquent en population générale, il touche approximativement 4 à 6 % des enfants et 2 à 4 % des adultes.

Le TDAH se caractérise par la présence de comportements d’inattention, de comportements d’hyperactivité-impulsivité ou par l’association des deux types de comportements. On ne reconnait pas forcément son enfant Ces comportements doivent être présents avant l’âge de 7 ans et entraîner des difficultés d’adaptation dans au moins deux des environnement de l’enfant, souvent à la maison et à l’école. Une autre pathologie ne doit pas expliquer ces comportements.

Attention !! Le TDAH englobe un certain nombre de manifestations courantes présentes chez de nombreux enfants ! Ce qui distingue la présence de ces manifestations du trouble, ce sont la fréquence, l’intensité et l’impact des comportements problématiques rencontrés par l’enfant.

Mais il peut être tellement concentré !

Si on parle de difficultés d’attention, il faut savoir, que malgré leurs difficultés, les enfants avec TDAH peuvent manifester une attention excessive, caractérisée par un phénomène d’hyperfocalisation. Ce n’est pas l’attention à proprement parlé qui est impacté, mais la régulation de l’attention.

Cela s’observe typiquement lorsque l’enfant est engagé dans une activité très stimulante, dès lors qu’elle lui offre une satisfaction immédiate : cela s’observe bien entendu avec les écrans, mais aussi avec d’autres activités comme les légos ou les puzzles.

Mathématiques

Le rôle des émotions dans les difficultés en mathématiques

Dans les années 80, des chercheurs québécois se sont interrogés sur les raisons pour lesquelles certains élèves réussissent dans toutes les matières sauf en mathématiques. De nombreuses études ont alors mis en évidence la nécessité de prendre en compte la dimension affective dans l’apprentissage des mathématiques : les processus affectifs peuvent interférer, inhiber ou perturber ou au contraire soutenir le processus d’apprentissage en général.

L’anxiété est l’émotion la plus souvent associée aux difficultés d’apprentissage en mathématiques, mais ce n’est pas la seule. Bien souvent les croyances et les préjugés, nombreux, influencent de manière importante l’implication des enfants et des jeunes.

Pour Louise Lafortune et Pierre Mongeau, qui ont mené de nombreuses recherches dans ce domaine, « les élèves sont (…) amenés à entretenir des croyances à l’égard des mathématiques, de leur apprentissage et des personnes qui les enseignent. Ils adoptent alors des attitudes favorables ou défavorables à l’égard de cette discipline et abordent un problème ou un cours de mathématiques avec un esprit d’ouverture ou de fermeture selon le cas. Cela a une influence sur le concept de soi des élèves, leur confiance de réussir ou leur crainte d’échouer en mathématiques ».

Louise Lafortune relève quatre types de réactions négatives chez des élèves qui manquent de confiance en leurs capacités de réussir en mathématiques:

  • Certains abandonnent rapidement la recherche d’une solution. Convaincus qu’ils ne peuvent pas résoudre un problème, ils diront rapidement «je ne comprends rien» et se mettront tout de suite à la recherche d’une aide extérieure.
  • D’autres apprennent par mémorisation toutes les notions ou les procédures sans pouvoir les expliquer. Ils demeurent incapables de faire des liens entre les différentes notions mathématiques et avec les notions des autres matières.
  • D’autres encore résolvent les exercices machinalement. Ils font toutes les séries d’exercices demandées en fonctionnant comme des robots sans s’interroger sur leur compréhension.
  • Enfin, certains élèves pensent que le fait qu’ils ne réussissent pas en mathématiques signifie qu’ils ne peuvent pas réussir dans d’autres domaines. L’image négative de leur capacité à réussir en mathématiques se répercute dans leur vie quotidienne. On parle de généralisation de l’échec.

À l’opposé, les élèves qui réussissent mieux ont plus confiance en eux et croient exercer un plus grand contrôle sur leur apprentissage.

Ainsi, en agissant sur ces représentations et la confiance en soi des élèves, en déconstruisant les mythes, il est possible de d’améliorer la réussite des élèves.

TDAH

TDAH, qui pose le diagnostic ?

Posons le principe d’entrée de jeu : seul un médecin est habilité à poser un diagnostic de TDAH.

ll est important de le rappeler car j’entends trop souvent autour de moi des connaissances ou parents en consultation me dire qu’un orthophoniste / logopède, un psychologue ou encore un enseignant (!) a diagnostiqué un trouble de l’attention chez leur enfant.

Remettons un peu d’ordre …

Le diagnostic d’un TDAH est un processus complexe : il n’existe aucune mesure biologique, d’imagerie ou neuropsychologique objective pour le diagnostic du TDAH : celui-ci se fait donc uniquement par la base d’une évaluation clinique approfondie : entretien clinique et l’identification des facteurs comportementaux posant problème.

Le TDAH se caractérise par le fait que les symptômes ont un retentissement délétère sur la vie familiale, scolaire et/ou sociale de l’enfant. La porte d’entrée est donc le plus souvent une plainte exprimée par les parents, l’entourage éducatif ou par l’enfant lui-même qui souffre des conséquences de son comportement.

Le médecin saura coordonner, recueillir et analyser les données issues de diverses sources d’informations. Il pourra également conduire un examen médical permettant d’exclure certaines pathologies ou maladies dont les symptômes peuvent faire penser à un TDAH.

Les neuropsychologues pourront conduire de leur côté des tests (psychomoteurs, d’attention, de mémoire, de langage, d’habileté intellectuelle, etc.) permettent d’affiner le diagnostic. Ils ne sont par contre pas assez fiables pour, à eux seuls, affirmer ou écarter un diagnostic de TDA/H. 

Ces outils permettent de faire un bilan cognitif pour proposer une prise en charge pour travailler les difficultés. Cette remédiation cognitive pourra être faite par le neuropsychologue ou l’orthopédagogue. Parmi ces outils, on trouve notamment le bilan attentionnel. Attention : ce n’est pas un outil de diagnostic du TDAH mais un moyen de comprendre comment fonctionnent les compétences attentionnelles de l’enfant pour ensuite pouvoir proposer une remédiation adéquate.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter la page de l’association Hyper Super – TDAH France.

Quelques définitions

Difficultés ou troubles des apprentissages ?

La distinction entre difficultés d’apprentissage et troubles des apprentissages n’est pas toujours claire. De quoi parle-t-on exactement ?

Petite mise au point pour s’y retrouver …

Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le guide édité par Neurodys PACA : Les troubles spécifiques du langage et des apprentissages : Tous concernés ! Le Guide